ⵜⵉⴳⴳⴰⵢⵉⵏ NM EN 13201 ⵉ ⵉⴱⵔⴷⴰⵏ ⵏ ⵜⵖⵉⵡⴰⵏⵉⵏ ⴷ lotissements
ⵜⵉⴳⴳⴰⵢⵉⵏ M, C ⴷ P ⵏ NM EN 13201 ⵙ ⵡⴰⵜⵉⴳⵏ ⵙ cd/m² ⴷ lux, ⵉⵙⵎⴰⵡⵏ ⵏ 2003 ⴷ 2015, ⵜⴰⴳⴳⴰⵢⵜ ⵉ ⴽⵓ ⴰⵏⴰⵡ ⵏ ⵓⴱⵔⵉⴷ, ⵜⴰⵜⵜⵓⵢⵜ ⵏ ⵓⴳⵊⴷⵉ ⴷ entraxe ⵉ ⴽⵓ ⴰⵎⵓⴷⵎ.

Une classe d'éclairage NM EN 13201 fixe le niveau de lumière à maintenir sur une voirie : de 0,30 cd/m² (M6) à 2,0 cd/m² (M1) pour les routes circulées, de 7,5 lx (C5) à 50 lx (C0) pour les zones de conflit et de 2,0 lx (P6) à 15 lx (P1) pour les rues résidentielles et les chemins. Au Maroc, la série NM EN 13201 est la référence photométrique des marchés d'éclairage public, et NM 06.8.001 exige qu'un lampadaire solaire soit conçu pour une classe prédéfinie. Pour une piste de douar, une classe P4–P5 ou M6 suffit en général ; une rue de lotissement à 30 km/h vise P3–P4 ; un carrefour communal C4–C5 (sélection indicative selon CEN/TR 13201-1).
Qu'est-ce qu'une classe d'éclairage NM EN 13201 et qui l'impose au Maroc ?
La série NM EN 13201 est l'adoption marocaine de la norme européenne d'éclairage des voies de circulation : le rapport technique RT CEN/TR 13201-1 (choix de la classe), NM EN 13201-2 (exigences de performance par classe), -3 (calcul), -4 (mesure) et -5 (indicateurs énergétiques). D'après le guide « Application des normes dans les marchés publics – Éclairage public » publié par l'IMANOR en février 2026, elle est la référence photométrique des marchés publics, et la loi 12-06 (art. 35) comme le décret 2-22-431 (art. 5) rendent obligatoire la référence aux normes marocaines dans les cahiers des charges. L'enjeu est budgétaire : l'éclairage public représente 30 à 40 % de la consommation d'énergie d'une collectivité territoriale, souvent son premier poste.
Une classe n'est ni une puissance ni un flux : c'est un résultat mesuré sur la chaussée — luminance en cd/m² pour les routes circulées (classes M), éclairement en lux pour les zones de conflit (classes C) et pour les zones piétonnes ou à faible vitesse (classes P) — assorti d'exigences d'uniformité et de limitation de l'éblouissement. Pour le solaire, NM 06.8.001 (projet 2024) va plus loin : le lampadaire doit être conçu pour atteindre une classe NM EN 13201 prédéfinie, ce qui fait de la classe la première ligne de tout CPS.
ME, CE, S ou M, C, P : quelle nomenclature écrire dans un CPS ?
Deux nomenclatures coexistent. La norme NM 06.1.225, homologuée en 2013, est l'adoption identique de l'EN 13201-2:2003, qui désignait les classes ME1–ME6 (luminance), CE0–CE5 (zones de conflit) et S1–S6 (zones piétonnes). L'édition 2015 de l'EN 13201-2 a renommé ces familles M1–M6, C0–C5 et P1–P6 et ajusté certaines exigences. La ré-adoption de l'édition 2015 par l'IMANOR n'a pas pu être vérifiée à la date de ce guide ; en pratique, les CPS marocains emploient encore souvent ME/CE/S. Notre recommandation : écrire la classe dans les deux nomenclatures — « classe P4 (ex-S4) » — et citer l'édition utilisée pour le calcul.
| Famille | Nomenclature 2003 (NM 06.1.225) | Nomenclature 2015 | Grandeur | Usage |
|---|---|---|---|---|
| Routes à trafic motorisé | ME1 à ME6 | M1 à M6 | luminance de chaussée (cd/m²) | routes de liaison, artères |
| Zones de conflit | CE0 à CE5 | C0 à C5 | éclairement horizontal (lx) | carrefours, giratoires, places, chaussées où la luminance n'est pas calculable |
| Zones piétonnes et à faible vitesse | S1 à S6 | P1 à P6 | éclairement horizontal moyen et minimum (lx) | rues résidentielles, pistes, chemins, parkings |
Quels niveaux de luminance et d'éclairement pour chaque classe ?
Les valeurs ci-dessous sont celles de l'EN 13201-2:2015 (valeurs maintenues, c'est-à-dire en fin de vie, après application du facteur de maintenance). Lav est la luminance moyenne de la chaussée, Uo l'uniformité générale (minimum/moyenne), Ul l'uniformité longitudinale le long de l'axe de la voie, fTI l'accroissement de seuil qui plafonne l'éblouissement, REI le rapport d'éclairement des abords.
| Classe | Lav (cd/m²) | Uo | Ul | fTI max | REI |
|---|---|---|---|---|---|
| M1 | 2,0 | 0,40 | 0,70 | 10 % | 0,35 |
| M2 | 1,5 | 0,40 | 0,70 | 10 % | 0,35 |
| M3 | 1,0 | 0,40 | 0,60 | 15 % | 0,30 |
| M4 | 0,75 | 0,40 | 0,60 | 15 % | 0,30 |
| M5 | 0,50 | 0,35 | 0,40 | 15 % | 0,30 |
| M6 | 0,30 | 0,35 | 0,40 | 20 % | 0,30 |
| Classe C | Eav (lx) | Uo | |||
| C0 | 50 | 0,40 | |||
| C1 | 30 | 0,40 | |||
| C2 | 20 | 0,40 | |||
| C3 | 15 | 0,40 | |||
| C4 | 10 | 0,40 | |||
| C5 | 7,5 | 0,40 | |||
| Classe P | Eav (lx) | Emin (lx) | |||
| P1 | 15 | 3,0 | |||
| P2 | 10 | 2,0 | |||
| P3 | 7,5 | 1,5 | |||
| P4 | 5,0 | 1,0 | |||
| P5 | 3,0 | 0,6 | |||
| P6 | 2,0 | 0,4 |
Pour un projet solaire, l'uniformité est souvent plus contraignante que le niveau moyen : un entraxe trop grand fait chuter Emin entre deux mâts et fait perdre la classe même si la moyenne est atteinte. Les classes P, définies par une moyenne et un minimum, sont les plus lisibles pour un maître d'ouvrage communal et les plus simples à vérifier au luxmètre à la réception.
Quelle classe pour une piste de douar, une rue de lotissement ou un carrefour ?
Le rapport CEN/TR 13201-1 sélectionne la classe à partir de la vitesse, du volume et de la composition du trafic, du stationnement, de la luminance ambiante et de la tâche visuelle. Aucune prescription marocaine par type de voie n'a été trouvée ; le tableau ci-dessous est une sélection indicative selon CEN/TR 13201-1, à confirmer par le bureau d'études et, dans les six communes du SDAL, par la future Charte de l'éclairage public de la SRM Casablanca-Settat.
| Situation | Classe indicative (2015) | Ancienne nomenclature | Modèle LALOGO de départ |
|---|---|---|---|
| Piste ou route d'accès de douar, ≤ 50 km/h, trafic faible | M6 ou P4–P5 | ME6 ou S4–S5 | LS-A60 ou LS-S60 |
| Rue de lotissement à 30 km/h, riverains et piétons | P3–P4 | S3–S4 | LS-A60, LS-A80 |
| Voie de liaison communale, rue principale de lotissement | M4–M5 | ME4–ME5 | LS-A80, LS-A110 |
| Carrefour, giratoire, place, zone de conflit communale | C4–C5 | CE4–CE5 | LS-A120, LS-A140 |
| Artère urbaine | M2–M3 | ME2–ME3 | réseau raccordé, hors périmètre de ce guide |
Remarque sur les pistes non revêtues : la luminance (classes M) suppose une chaussée dont la réflexion est tabulée ; sur une piste en terre ou un revêtement mixte, le calcul en éclairement (classes P) est le seul défendable. Pour un douar, viser P4 (5 lx en moyenne, 1 lx au minimum) est un objectif réaliste et vérifiable.
Quelle hauteur de mât et quel entraxe pour atteindre la classe ?
La classe se gagne par la géométrie : hauteur de feu, avancée sur la chaussée, inclinaison, entraxe et largeur de voie. Les luminaires tout-en-un LALOGO ont une distribution routière asymétrique de 70° × 140°, une efficacité de 180 à 220 lm/W (NM 06.8.001 exige au moins 130 lm/W) et un emmanchement Ø 60 mm à inclinaison réglable. Les hauteurs et entraxes ci-dessous viennent des fiches techniques ; ce sont des points de départ, pas une garantie de classe : seule la note de calcul sur la géométrie réelle fait foi.
| Modèle | Flux nominal | LED nominal | Hauteur de mât | Entraxe indicatif | Usage type |
|---|---|---|---|---|---|
| LS-A30 | sur demande | 40–120 W | 3–4 m | 10–15 m | chemins, portails, petits parkings |
| LS-A50C | ≈ 5 000 lm | 100 W | 4–5 m | 12–18 m | allées, parcs, résidences |
| LS-A60 | ≈ 6 000 lm | 120 W | 4–6 m | 15–20 m | rues de douar, voiries de lotissement |
| LS-A80 | ≈ 8 000 lm | 150 W | 6 m | 20–25 m | voies communales, rues principales de lotissement |
| LS-A110 | ≈ 10 000 lm | 256 W | 6–7 m | 25 m | voies secondaires, boulevards de lotissement |
| LS-A120 | ≈ 12 000 lm | 256–300 W | 7–8 m | 25–30 m | voies communales principales, carrefours |
| LS-A140 | ≈ 15 000 lm | 384 W | 8–10 m | 30–35 m | routes principales, giratoires, plateformes |
Deux règles de terrain : plus la voie est large, plus la hauteur doit monter pour tenir Uo ; et sur un projet solaire, l'entraxe se vérifie au flux réduit de la nuit (NM 06.8.001 teste l'autonomie à 40 % du flux), pas seulement à 100 %. Le mât est d'origine marocaine (sauvegarde de 25 % sur les mâts importés, HS 7308.90.10) ; le classement douanier du luminaire est confirmé par notre transitaire. Les kits à panneau séparé, du LS-S60 (mât 5–6 m) au LS-S120 (mât 8–10 m, double crosse), suivent la même logique avec un mât galvanisé fabriqué au Maroc.
Comment prouver la classe dans un appel d'offres ?
Un CPS sérieux demande trois pièces : le fichier photométrique du luminaire (IES ou LDT), la note de calcul (DIALux ou équivalent) sur la géométrie exacte du projet avec le facteur de maintenance retenu, et — spécifique au solaire — le profil de gradation nocturne avec la classe tenue à chaque palier. Sans ce troisième élément, un lampadaire peut afficher P3 à l'allumage et tomber sous P5 après minuit sans que personne ne l'ait écrit. Ces fichiers sont rarement publiés sur le marché marocain ; pour la gamme LALOGO, ils sont disponibles sur demande, sur la base de vos coupes de voirie.
Le reste du dossier suit NM 06.8.001 : efficacité ≥ 130 lm/W, régulateur à horloge astronomique et gradation adaptative à la météo, batterie testée 16 h à ≥ 40 % du flux à 25 °C, marquage « NM 06.8.001 » sur le mât ou le module. Les clauses citées proviennent du projet de septembre 2024 (enquête publique EP 52/2024) ; le texte homologué est à acheter auprès de l'IMANOR avant d'écrire « conforme » dans un CPS.
Ce qu'il faut retenir
- NM EN 13201 (RT CEN/TR 13201-1, parties 2 à 5) est la référence photométrique des marchés publics marocains ; la loi 12-06 et le décret 2-22-431 imposent la référence aux normes NM.
- Deux nomenclatures : ME/CE/S (NM 06.1.225 de 2013 = EN 13201-2:2003) et M/C/P (2015) ; écrivez les deux dans le CPS.
- Niveaux 2015 : M6 0,30 à M1 2,0 cd/m² ; C5 7,5 à C0 50 lx ; P6 2,0 lx (min. 0,4) à P1 15 lx (min. 3,0) ; Uo 0,35–0,40.
- Sélection indicative : douar M6 ou P4–P5 ; rue de lotissement P3–P4 ; liaison communale M4–M5 ; carrefour C4–C5.
- Géométrie de départ : LS-A60 mât 4–6 m, entraxe 15–20 m ; LS-A80 6 m, 20–25 m ; LS-A120 7–8 m, 25–30 m ; LS-A140 8–10 m, 30–35 m — à valider par calcul.
- Preuve : fichier IES/LDT, note DIALux avec facteur de maintenance, classe tenue à chaque palier de gradation ; mât marocain (sauvegarde de 25 %).
Sources
- IMANOR, « Guide : Application des normes dans les marchés publics – Éclairage public », février 2026 — https://www.imanor.gov.ma/wp-content/uploads/2026/03/guide-specifique-IMANOR-Eclairage-public.pdf
- NM 06.1.225 (2013), adoption de l'EN 13201-2:2003 — https://www.scribd.com/document/719327031/06-1-225-EN-13201-2
- Valeurs des classes EN 13201-2:2015 (Lightzoom Lumière) — https://www.lightzoomlumiere.fr/article/norme-nf-en-13201-exigences-de-performances-en-eclairage-public/
- IMANOR, NM 06.8.001 — https://www.imanor.gov.ma/Norme/nm-06-8-001/ ; projet EP 52/2024 — https://www.imanor.gov.ma/wp-content/uploads/2024/08/EP-52-2024-DC-30-09-2024-PNM-06.8.001.pdf
- LesEco, 21 mai 2026, « Éclairage public : six communes de Casablanca-Settat repensent leur réseau » — https://leseco.ma/maroc/eclairage-public-six-communes-de-casablanca-settat-repensent-leur-reseau.html


