Tout-en-un ou panneau séparé : quel lampadaire solaire ?
Lampadaire solaire tout en un ou séparé ? +62 à +68 % d'énergie en décembre avec panneau incliné, chaleur de la batterie, vol, coût : le bon choix par site.

Un lampadaire solaire tout en un ou séparé se choisit selon le site, l'ensoleillement de décembre et la chaleur d'été, pas selon le nombre de watts inscrit sur l'étiquette. Le tout-en-un réunit panneau, batterie LiFePO4 et module LED dans un seul bloc de 5,4 à 23,9 kg qui se pose sans câblage sur un mât existant ou marocain de 4 à 10 m : c'est le format des rues de douar, des lotissements et des parkings. Le kit à panneau séparé incline son panneau à 32°, capte +62 à +68 % d'énergie en décembre à Wp égal (PVGIS-SARAH2 2005-2020, JRC), loge sa batterie 12,8 V au pied d'un mât d'origine marocaine et s'impose sur les routes principales, dans le Nord et sur le littoral.
Quelle est la différence entre un lampadaire solaire tout-en-un et un lampadaire à panneau séparé ?
Le tout-en-un (all-in-one) intègre dans un boîtier en aluminium moulé sous pression le panneau photovoltaïque, la batterie LiFePO4 3,2 V, le contrôleur MPPT, les capteurs PIR et crépusculaire et le module LED à optique routière 70° × 140°. Le LS-A60, par exemple, mesure 790 × 430 × 55 mm pour 8,2 kg, avec 60 Wp, 192 Wh et ≈ 6 000 lm pour un module LED de 120 W nominal ; il se fixe sur un embout Ø 60 mm de mât de 4 à 6 m. Le panneau reste proche de l'horizontale : la crosse réglable donne quelques degrés, mais l'optique doit rester parallèle à la chaussée.
Le lampadaire à panneau séparé (split) dissocie trois éléments : une tête LED de 50 à 120 W, un panneau de 80 à 300 Wp sur un support inclinable de 15 à 45° (support LS-B) et une batterie LiFePO4 12,8 V de 30 à 100 Ah dans un coffret en haut de mât ou enterré dans le massif. Le kit LS-S60 associe ainsi une tête 50–60 W, un panneau 80–120 Wp et 30–50 Ah (12 Ah en version économique) sur un mât conique galvanisé de 5–6 m fabriqué au Maroc.
La norme marocaine NM 06.8.001 (2024) couvre les deux formats, y compris les modules tout-en-un montés sur des mâts existants, et admet la batterie dans le luminaire, au pied du mât ou dans la fondation en béton.
Pourquoi le panneau incliné produit-il plus en décembre ?
Parce qu'au Maroc le soleil de décembre est bas sur l'horizon : un panneau à plat ne reçoit que 49 à 64 % de sa moyenne annuelle journalière, alors qu'un panneau orienté plein sud et incliné à 32° récupère l'essentiel de l'écart. Les valeurs PVGIS-SARAH2 (2005-2020, JRC) pour décembre sont sans appel :
| Ville | Panneau à plat, décembre (kWh/m²/j) | Panneau incliné 32°, décembre (kWh/m²/j) | Gain |
|---|---|---|---|
| Tanger | 2,58 | 4,32 | +67 % |
| Rabat | 2,85 | 4,65 | +63 % |
| Casablanca | 2,99 | 4,93 | +65 % |
| Fès | 2,97 | 4,98 | +68 % |
| Marrakech | 3,46 | 5,73 | +66 % |
| Agadir | 3,62 | 5,87 | +62 % |
| Ouarzazate | 3,81 | 6,37 | +67 % |
| Laâyoune | 3,97 | 5,71 (inclinaison 27°) | +44 % |
En juin et juillet, l'écart disparaît : 7,3 à 8,2 kWh/m²/j partout, à plat comme incliné. Comme un lampadaire solaire se dimensionne sur décembre (nuit de 13,6 à 14,3 h au solstice, calcul astronomique), un panneau séparé de 100 Wp à Casablanca fournit en décembre ce qu'un panneau à plat de 165 Wp fournirait (4,93 ÷ 2,99). C'est l'argument décisif à Tanger, Rabat, Casablanca ou Fès, où le tout-en-un doit compenser par un panneau plus grand et une gradation plus profonde ; à Agadir, Ouarzazate ou Laâyoune, l'ensoleillement de décembre suffit pour qu'un tout-en-un bien profilé tienne ses 12 h par nuit. Le détail du calcul est dans notre guide sur l'autonomie.
Quel format supporte le mieux la chaleur de Marrakech, Fès ou Ouarzazate ?
La batterie est le composant qui vieillit avec la température. En juillet-août, la température maximale moyenne atteint 37 à 38 °C à Marrakech, 35,1 °C à Fès et 38,8 °C à Ouarzazate ; les records vont de 43,6 °C (Ouarzazate) à 50,4 °C (Agadir, 11 août 2023, record national). Selon une étude publiée en 2024 sur des cellules LiFePO4 prismatiques, la durée de vie prédite chute de 23 % à 45 °C par rapport à 25 °C (0,8 C, 80 % de profondeur de décharge) ; la règle empirique de la filière, qu'aucune norme ne fixe, veut que chaque tranche de 10 °C au-dessus de 25 °C divise à peu près par deux le nombre de cycles.
Dans un tout-en-un, la batterie est scellée dans la tête, sous le panneau qui chauffe au soleil. C'est un raisonnement d'ingénierie LALOGO et non une mesure normalisée, mais il faut s'attendre, en été dans le Sud intérieur, à une batterie nettement au-dessus de 45 °C et donc à une durée de vie plus courte que celle du catalogue à 25 °C. Nos tout-en-un sont spécifiés de −20 °C à +65 °C, avec batterie remplaçable. Dans un kit séparé, la batterie 12,8 V est dans un coffret au pied du mât ou enterré dans le massif, deux positions explicitement admises par la NM 06.8.001 : le sol lisse les pics de température. Sur une route principale du Haouz ou du Tafilalet, où l'on veut les 5 ans de service de batterie que la norme exige, c'est un argument sérieux pour le panneau séparé ; sur une rue de douar éclairée à flux réduit une bonne partie de la nuit, la profondeur de décharge est faible et le tout-en-un reste acceptable. Notre guide batterie LiFePO4 et chaleur va plus loin.
Vol, vandalisme et entretien : lequel est le plus simple à exploiter ?
Le tout-en-un n'a rien au sol : panneau, batterie et électronique sont à 4–10 m de hauteur, et la NM 06.8.001 exige de toute façon que le bord inférieur du module photovoltaïque soit à ≥ 3 m du sol fini. En contrepartie, tout remplacement de batterie se fait en hauteur, à la nacelle ou à l'échelle, et un panneau à plat retient davantage la poussière du chergui qu'un panneau incliné lavé par la pluie.
Le kit séparé rend la batterie accessible au sol, ce qui simplifie les contrôles saisonniers et le carnet de maintenance que la norme impose (identifiant unique, année de fabrication, identification de la batterie, manuel d'exploitation au moins en arabe). Le coffret devient en revanche une cible : on l'enterre dans la fondation, on le verrouille en haut de mât, ou l'on surveille la place du douar avec un point équipé d'une caméra 4G (LS-C100). Le support de panneau doit enfin être calculé au vent avec le fabricant du mât ; la tenue au vent des supports est fournie sur demande.
Combien coûte un lampadaire solaire tout-en-un ou séparé au Maroc ?
Le marché marocain affiche, en septembre 2026, des tout-en-un « 80 W » autour de 3 100 MAD TTC, des unités de classe voirie « 80 W / 120 W » à 5 000–6 000 MAD, et des tout-en-un « 1000 W » en ABS à 1 299–1 300 MAD qui n'embarquent que 30 Ah et 2 300 lm. Le chiffre du nom ne dit rien : comparez les Wp du panneau, les Wh de la batterie, les lumens et l'autonomie en nuits, comme l'explique notre guide sur la puissance nominale et réelle. Les prix LALOGO sont établis sur devis, par projet.
Le kit séparé coûte plus cher à l'unité posée : il faut ajouter le support inclinable, le coffret, le câblage et surtout le mât. Les mâts importés sont soumis à une mesure de sauvegarde de 25 % (HS 7308.90.10, toutes origines, définitive depuis mars 2025, modifiée en juin 2026) ; le kit LALOGO est donc conçu autour d'un mât marocain, et nous fournissons les plans du LS-P6 (mât conique Q235 galvanisé à chaud, 5,7 / 5,8 / 6 / 6,8 / 7,8 m, épaisseur 1,5–2,75 mm, massif d'ancrage inclus) aux fabricants locaux. Le mât est d'origine marocaine (sauvegarde de 25 % sur les mâts importés, HS 7308.90.10) ; le classement douanier du luminaire est confirmé par notre transitaire. Le tout-en-un, lui, se contente d'un mât existant ou d'un mât local plus léger, ce qui le rend imbattable sur le premier coût par point.
Tout-en-un ou séparé : que dit le comparatif point par point ?
| Critère | Tout-en-un | Panneau séparé |
|---|---|---|
| Installation | 1 bloc sur embout Ø 60 mm, sans câblage ni tranchée | tête, panneau, coffret, câbles : 3 sous-ensembles à monter |
| Énergie en décembre (Casablanca) | panneau à plat : 2,99 kWh/m²/j | panneau à 32° : 4,93 kWh/m²/j (+65 %) |
| Batterie | LiFePO4 3,2 V dans la tête, 160 à 512 Wh | LiFePO4 12,8 V, 30 à 100 Ah (384 à 1 280 Wh), pied de mât ou enterrée |
| Température de la batterie | suit celle de la tête sous le panneau | coffret ventilé ou enterré, plus frais |
| Vol et vandalisme | rien au sol | coffret au sol à enterrer ou verrouiller |
| Mât | existant ou marocain, 4 à 10 m | marocain 5 à 10 m, plans LS-P6 fournis |
| Entretien de la batterie | en hauteur (nacelle) | au sol |
| Premier coût par point | le plus bas | plus élevé (mât, support, coffret) |
| Autonomie | jusqu'à 12 h par nuit, 3–5 jours de réserve au profil par défaut | 12 h par nuit, 3 jours de pluie, dimensionnée par site |
| Modèles LALOGO | LS-A30 à LS-A140 (30 à 140 Wp) | LS-S60 à LS-S120, LS-K éolien-solaire |
L'autonomie dépend de l'ensoleillement (dimensionnement sur décembre) et du profil de gradation.
Quel lampadaire solaire pour un douar, un lotissement ou une route principale ?
Un tiers des Marocains (33,7 %) vit en milieu rural, et c'est là que se décident la plupart des projets de lampadaires solaires ; le format se choisit avec la classe d'éclairage visée (sélection indicative selon CEN/TR 13201-1) :
| Site | Classe NM EN 13201 (indicative) | Format conseillé | Modèle type | Mât | Entraxe |
|---|---|---|---|---|---|
| Rue de douar, piste ≤ 50 km/h | M6 ou P4–P5 | tout-en-un (Sud) ou kit séparé (Nord, Atlas) | LS-A60 ou LS-S60 | 4–6 m | 15–20 m |
| Voirie de lotissement, 30 km/h | P3–P4 | tout-en-un | LS-A80 | 6 m | 20–25 m |
| Rue principale de commune, carrefour | C4–C5, liaisons M4–M5 | séparé (Nord, littoral) ou tout-en-un 120 Wp (Sud) | LS-S100 ou LS-A120 | 7–8 m | 25–30 m |
| Boulevard, rond-point, plateforme | C4–C5 | séparé double crosse ou tout-en-un 140 Wp | LS-S120 ou LS-A140 | 8–10 m | 30–35 m |
Règle simple : au nord d'une ligne Casablanca–Fès et sur tout le littoral atlantique, le panneau incliné compense un décembre à moins de 3 kWh/m²/j ; au sud (Marrakech, Agadir, Ouarzazate, Laâyoune), le tout-en-un est acceptable sur les rues et les lotissements, et le séparé garde l'avantage sur les routes principales où la batterie doit durer.
Ce qu'il faut retenir
- Le tout-en-un se pose sans câblage sur un mât existant ou marocain de 4 à 10 m : premier coût le plus bas, idéal pour douars, lotissements et parkings.
- Le panneau séparé incliné à 32° capte +62 à +68 % d'énergie en décembre à Wp égal (PVGIS-SARAH2) : le choix du Nord et du littoral.
- La chaleur raccourcit la vie de la batterie (−23 % de cycles à 45 °C selon une étude de 2024) : une batterie au pied du mât ou enterrée reste plus fraîche dans le Sud intérieur.
- La NM 06.8.001 accepte les deux formats et les trois positions de batterie ; elle exige 16 h d'autonomie à ≥ 40 % de flux à 25 °C.
- Le mât est marocain dans les deux cas (sauvegarde de 25 % sur les mâts importés) ; LALOGO fournit les plans LS-P6.
- Comparez Wp, Wh, lumens et nuits d'autonomie, jamais le « W » du nom commercial.
Sources
- PVGIS 5.2, base SARAH2 2005-2020, JRC (Commission européenne)
- IMANOR, NM 06.8.001 « Lampadaires solaires LED pour l'éclairage public – Exigences générales », projet soumis à enquête publique EP 52/2024 et fiche catalogue de la norme
- IMANOR, Guide « Application des normes dans les marchés publics – Éclairage public », février 2026
- Températures : fiches climatiques Wikipedia (NOAA 1991–2020) pour Marrakech, Ouarzazate et Fès ; La Vie Éco, record national de 50,4 °C
- International Journal of Sustainable Energy, 2024, essais de cycles sur cellules LiFePO4 prismatiques, DOI 10.1080/14786451.2024.2337439 ; règle empirique température et cycles (source fournisseur)
- Le360, mesure de sauvegarde sur les mâts d'éclairage importés
- Valeurs des classes EN 13201-2:2015
- DataReportal, Digital 2026 Morocco
- Fiches techniques LALOGO 2026 (dimensions, Wp, Wh, lumens, mâts et entraxes).


